Georgien 2008

Georgien 2008

j'aurais été blessé, je devenais ma blessure




La blessure n'est pas ton attribut, tu es l'attribut de ta blessure.

La morale dont il dira dans sa Confession spirituelle de 1948 qu'elle est
"dure, âpre...qu'elle nous impose comme seul principe d'existence entière le fait qui nous advient, quel qu'il soit; tient que seul cet événement est réel et qu'il nous appartient d'en accomplir la perfection et l'éclat"

Pourquoi écrivez-vous ?
 J'écris pour être compris et non pour être lu 

Je voulus m'empêcher de devenir quelqu'un, écrit Joë Bousquet, avoir le plus de réalité possible sous les espèces d'un être que nul ne pourrait définir. Je voulais être une épave.

L'homme n'est pas l'enfant de sa mère, mais de sa propre vie

Rien ne peut être retranché de ce qui est ; et mon union avec le tout fait de tout ce que je vois l'éclatante vérité de tout ce que je suis

La poésie est " l'accueil qu'un homme fait à sa vie 

Ce n'est plus l'homme qu'ils aiment en moi, mais l'œuvre de Dieu 

L'homme s'est fait, comme le dit Joë Bousquet : " le cœur de tout ce qu'il prend dans son cœur

Je cherche avec des mots le cœur de ce que j'éprouve, comme si mon langage, à la faveur de cette opération, devait remonter à ses sources 

Poète, que ton corps, avec toutes ses facultés, soit l’âme de ce qui l’atteint, la conscience de ce qui le brise. Ta conscience est le firmament de ce qui te brise...

Je suis quelq’un qui a vu survivre son etre à la mort de l’homme.

La libertè n’est que le nom d’une illusion, sous le couvert de laquelle il appartient à l’homme d’aller à la rencontre de son sort.

Simone Weil. " Notre âme, écrit-elle, continuellement fait du bruit, mais il est un point en elle qui est silence et que nous n'entendons jamais. 
C’'est depuis ce lieu de silence que, " bizarrement ", écrit Joe Bousquet à Simone Weil, on peut donner à la pensée " un objet " tel que " l'âme ait en ce monde un centre de gravité par rapport à quoi les faits et les êtres redeviennent des images de la vie profonde.

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