La
blessure n'est pas ton attribut, tu es l'attribut de ta blessure.
La morale dont il dira
dans sa Confession spirituelle de 1948 qu'elle est
"dure, âpre...qu'elle
nous impose comme seul principe d'existence entière le fait qui nous advient,
quel qu'il soit; tient que seul cet événement est réel et qu'il nous appartient
d'en accomplir la perfection et l'éclat"
Pourquoi écrivez-vous ?
J'écris pour être compris et non pour être lu
Je voulus m'empêcher de devenir
quelqu'un, écrit Joë Bousquet, avoir le plus de réalité possible sous les
espèces d'un être que nul ne pourrait définir. Je voulais être une épave.
L'homme n'est pas l'enfant
de sa mère, mais de sa propre vie
Rien ne peut être
retranché de ce qui est ; et mon union avec le tout fait de tout ce que je vois
l'éclatante vérité de tout ce que je suis
La poésie est "
l'accueil qu'un homme fait à sa vie
Ce n'est plus l'homme
qu'ils aiment en moi, mais l'œuvre de Dieu
L'homme s'est fait, comme
le dit Joë Bousquet : " le cœur de tout ce qu'il prend dans son cœur
Je cherche avec des mots
le cœur de ce que j'éprouve, comme si mon langage, à la faveur de cette
opération, devait remonter à ses sources
Poète, que ton corps, avec
toutes ses facultés, soit l’âme de ce qui l’atteint, la conscience de ce qui le
brise. Ta conscience est le firmament de ce qui te brise...
Je suis quelq’un qui a vu survivre son etre à la mort de
l’homme.
La libertè n’est que le nom d’une illusion, sous le
couvert de laquelle il appartient à l’homme d’aller à la rencontre de son sort.
Simone Weil. " Notre
âme, écrit-elle, continuellement fait du bruit, mais il est un point en elle
qui est silence et que nous n'entendons jamais.
C’'est depuis ce lieu de silence que, "
bizarrement ", écrit Joe Bousquet à Simone Weil, on peut donner à la
pensée " un objet " tel que " l'âme ait en ce monde un centre de
gravité par rapport à quoi les faits et les êtres redeviennent des images de la
vie profonde.
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