ph: TroveRete, bosco in Polonia
La capanna
Ci siamo nascosti alla pioggia in una capanna.
Prima camminavamo insieme nella foresta;
Guardavamo, ascoltavamo tutto con gioia.
Guardavamo gli alberi e i fiori,
ascoltavamo i canti degli uccelli e il fruscio delle foglie,
eravamo tanto felici dell’aria fresca, dell’acqua chiara e l’uno dell’altro…
Ci siamo nascosti alla pioggia in una capanna.
La pioggia ci ha seguito passo passo e ci ha bagnato,
ma è rimasta alla porta
e non è entrata
con noi
dove il nostro riso batteva
contro i muri.
Poi ci asciugammo
i capelli, gli occhi, i visi con un solo asciugamano.
Pioveva ancora e la pioggia faceva rumore sul tetto della nostra capanna
e bussava alla porta.
Dopo cadde la notte ma potevamo ancora vederci l’un l’altro.
Ma infine in piena oscurità
le tue spalle, i tuoi seni, le tue anche rischiaravano le tenebre.
Faceva fresco, ma le tue braccia erano calde
e le tue labbra ardenti,
e nella capanna il letto era di legno,
era largo e dolce…
A poco a poco la pioggia si tacque.
La pioggia ci lasciò e se ne andò.
E noi ci ascoltammo respirare in quel silenzio.
E sentimmo battere i nostri cuori
e a un tratto, poco a poco, iniziò a rischiarare,
attraverso una finestrella della nostra capanna, la luna abbassò gli occhi
e sussurrando condivise con noi questo segreto:
“ nulla di meglio né di più importante
vi è sulla terra…”
Intanto ci svegliamo in città diverse,
lontane di centinaia di chilometri,
in due città diverse.
Ci svegliamo nello stesso momento, ma soli:
Apriamo gli occhi senza gioia.
Alziamo le nostre teste da un cuscino senza gioia,
ci alziamo senza gioia.
E ci vestiamo.
Nello stesso tempo ma lontani uno dall’altro
apriamo le nostre finestre in città diverse.
Una giornata soleggiata in ambedue.
Guardiamo dalla finestra
e vediamo diverse immagini
in due città lontane di centinaia di chilometri,
vediamo cose diverse,
ma pensiamo la stessa cosa,
ci sentiamo gli stessi,
e abbiamo gli stessi ricordi:
Ci siamo nascosti alla pioggia in una capanna.
Temur Chkhetiani
versione in It. di @chad
dalla versione in Fr di Ketevan Kokozashvili pubblicata qui: https://www.recoursaupoeme.fr
riportata qui:
La cabane
Nous nous sommes cachés de la pluie dans une cabane.
Avant cela, nous marchions ensemble dans la forêt;
nous regardions, écoutions tout avec joie.
Regardions les arbres et les fleurs,
écoutions le chant des oiseaux et le bruissement des feuilles,
nous étions si heureux de l' air frais, de l' eau claire et l'un de l'autre…
Nous nous sommes cachés de la pluie dans une cabane.
La pluie nous a suivis pas à pas et nous a mouillé,
mais elle est restée à la porte
et n' est pas entrée
avec nous
où notre rire battait
contre les murs.
Puis nous nous essuyions
les cheveux, les yeux, les visages avec une seule serviettes.
Il pleuvait encore et la pluie faisait du bruit sur le toit de notre cabane
et claquait à la porte.
Après cela, la nuit tombait mais nous pouvions toujours nous voir l’un [l’autre.
Mais enfin en pleine obscurité
tes épaules, tes seins, tes hanches éclairaient les ténèbres.
Il faisait frais, mais tes bras étaient chauds
et tes lèvres étaient brûlantes,
et dans la cabane le lit étroit en bois
était large et doux…
Peu à peu, la pluie s'est tue.
La pluie nous a quittés et s’en est allée.
Et nous nous écoutions respirer dans ce silence.
Et nous sentions battre nos cœurs
et ensuite, peu à peu, il a commencé à s’éclaircir,
a travers une petite fenêtre de notre cabane, la lune baissa les yeux
et chuchotant, elle partagea avec nous ce secret:
“Il n' y a rien de meilleur ni de plus important
sur la terre…”
Maintenant nous nous réveillons dans des villes différentes,
éloigné par des centaines de kilomètres,
dans deux villes différentes.
Nous nous réveillons au même moment, mais seuls:
nous ouvrons les yeux sans joie.
Nous levons nos têtes d' un oreiller sans joie,
nous nous levons sans joie.
Et nous nous habillons.
Dans le même temps mais loin l'un de l'autre
nous ouvrons nos fenêtres dans des villes différentes.
C’est une journée ensoleillée dans les deux.
Nous regardons par la fenêtre
et voyons différentes images
dans deux villes éloignées par des centaines de kilomètres,
nous voyons différentes choses,
mais nous pensons à la même chose,
nous nous sentons les mêmes,
et nous nous rappelons les mêmes souvenir:
nous nous sommes cachés de la pluie dans une cabane.
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