Georgien 2008

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Nous nous sommes cachés de la pluie dans une cabane - (Fr & It, orig. Georgian) - Recours au poème N°200

 



ph: TroveRete, bosco in Polonia






La capanna




Ci siamo nascosti alla pioggia in una capanna.

Prima camminavamo insieme nella foresta;

Guardavamo, ascoltavamo tutto con gioia.

Guardavamo gli alberi e i fiori,

ascoltavamo i canti degli uccelli e il fruscio delle foglie,

eravamo tanto felici dell’aria fresca, dell’acqua chiara e l’uno dell’altro…

Ci siamo nascosti alla pioggia in una capanna.

La pioggia ci ha seguito passo passo e ci ha bagnato,

ma è rimasta alla porta

e non è entrata

con noi

dove il nostro riso batteva

contro i  muri.

Poi ci asciugammo

i capelli, gli occhi, i visi con un solo asciugamano.

Pioveva ancora e la pioggia faceva rumore sul tetto della nostra capanna

e bussava alla porta.

Dopo cadde la notte ma potevamo ancora vederci l’un l’altro.

Ma infine in piena oscurità

le tue spalle, i tuoi seni, le tue anche rischiaravano le tenebre.

Faceva fresco, ma le tue braccia erano calde

e le tue labbra ardenti,

e nella capanna il letto era di legno,

era largo e dolce…

A poco a poco la pioggia si tacque.

La pioggia ci lasciò e se ne andò.

E noi ci ascoltammo respirare in quel silenzio.

E sentimmo battere i nostri cuori

e a un tratto, poco a poco, iniziò a rischiarare,

attraverso una finestrella della nostra capanna, la luna abbassò gli occhi

e sussurrando condivise con noi questo segreto:

“ nulla di meglio né di più importante

vi è sulla terra…”

Intanto ci svegliamo in città diverse,

lontane di centinaia di chilometri,

in due città diverse.

Ci svegliamo nello stesso momento, ma soli:

Apriamo gli occhi senza gioia.

Alziamo le nostre teste da un cuscino senza gioia,

ci alziamo senza gioia.

E ci vestiamo.

Nello stesso tempo ma lontani uno dall’altro

apriamo le nostre finestre in città diverse.

Una giornata soleggiata in ambedue.

Guardiamo dalla finestra

e vediamo diverse immagini

in due città lontane di centinaia di chilometri,

vediamo cose diverse,

ma pensiamo la stessa cosa,

ci sentiamo gli stessi,

e abbiamo gli stessi ricordi:

Ci siamo nascosti alla pioggia in una capanna.




Temur Chkhetiani

versione in It. di @chad

dalla versione in Fr di Ketevan Kokozashvili pubblicata qui: https://www.recoursaupoeme.fr

riportata qui:




La cabane




Nous nous sommes cachés de la pluie dans une cabane.

Avant cela, nous marchions ensemble dans la forêt;

nous regardions, écoutions tout avec joie.

Regardions les arbres et les fleurs,

écoutions le chant des oiseaux et le bruissement des feuilles,

nous étions si heureux de l' air frais, de l' eau claire et l'un de l'autre…

Nous nous sommes cachés de la pluie dans une cabane.

La pluie nous a suivis pas à pas et nous a mouillé,

mais elle est restée à la porte

et n' est pas entrée

avec nous

où notre rire battait

contre les murs.

Puis nous nous essuyions

les cheveux, les yeux, les visages avec une seule serviettes.

Il pleuvait encore et la pluie faisait du bruit sur le toit de notre cabane

et claquait à la porte.

Après cela, la nuit tombait mais nous pouvions toujours nous voir l’un [l’autre.

Mais enfin en pleine obscurité

tes épaules, tes seins, tes hanches éclairaient les ténèbres.

Il faisait frais, mais tes bras étaient chauds

et tes lèvres étaient brûlantes,

et dans la cabane le lit étroit en bois

était large et doux…

Peu à peu, la pluie s'est tue.

La pluie nous a quittés et s’en est allée.

Et nous nous écoutions respirer dans ce silence.

Et nous sentions battre nos cœurs

et ensuite, peu à peu, il a commencé à s’éclaircir,

a travers une petite fenêtre de notre cabane, la lune baissa les yeux

et chuchotant, elle partagea avec nous ce secret:

“Il n' y a rien de meilleur ni de plus important

sur la terre…”

Maintenant nous nous réveillons dans des villes différentes,

éloigné par des centaines de kilomètres,

dans deux villes différentes.

Nous nous réveillons au même moment, mais seuls:

nous ouvrons les yeux sans joie.

Nous levons nos têtes d' un oreiller sans joie,

nous nous levons sans joie.

Et nous nous habillons.

Dans le même temps mais loin l'un de l'autre

nous ouvrons nos fenêtres dans des villes différentes.

C’est une journée ensoleillée dans les deux.

Nous regardons par la fenêtre

et voyons différentes images

dans deux villes éloignées par des centaines de kilomètres,

nous voyons différentes choses,

mais nous pensons à la même chose,

nous nous sentons les mêmes,

et nous nous rappelons les mêmes souvenir: 

nous nous sommes cachés de la pluie dans une cabane.








*

un bel virtuale ritrovo di pittoriche virtù





Ars gratia artis - mutatis mutandis








A lei seca da arte é esta: ‘Ne quid nimis’, nada além do necessário. 

The dry law of art is this one: ‘Ne quid nimis’, nothing beyond the necessary.

Das trockene Gesetz der Kunst ist dieses: ‘Ne quid nimis’, nichts ausser das Notwendige.

L’asciutta legge dell’arte recita: ‘Ne quid nimis’, nulla oltre il necessario. 

ხელოვნების მშრალი კანონი გულისხმობს:,,Ne quid nimis" (ნუ მოერიდები) ის, რაც აუცილებელია, ყველაფერზე მაღლა დგას.

La loi sèche de l'art est celle-ci : 'Ne quid nimis' rien au-delà du nécessaire.













( vers. it e de, chad 
 vers. fr & georgian, Ketevan Kokozashvili )

fb: Ars gratia artis - mutatis mutandis 
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