Georgien 2008

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Notre vie








Notre vie tu l'as faite elle est ensevelie
Aurore d'une ville un beau matin de mai
Sur laquelle la terre a refermé son poing
Aurore en moi dix-sept années toujours plus claires
Et la mort entre en moi comme dans un moulin
Notre vie disais-tu si contente de vivre
Et de donner la vie à ce que nous aimions
Mais la mort a rompu l'équilibre du temps
La mort qui vient la mort qui va la mort vécue
La mort visible boit et mange à mes dépens
Morte visible Nusch invisible et plus dure
Que la faim et la soif à mon corps épuisé
Masque de neige sur la terre et sous la terre
Source des larmes dans la nuit masque d'aveugle
Mon passé se dissout je fais place au silence.

La vie immédiate








Comme autrefois, d'une carrière abandonnée, 
comme un homme triste,
le brouillard, sensible et tête 
comme un homme fort et triste, 
tombe dans la rue, épargne les maisons et nargue les rencontres.
Dix, cent, mille crient 
pour un ou plusieurs chanteurs silencieux. 
Chant de l'arbre et de l'oiseau, 
la jolie fable, le soutien.
Une émotion naît, légère comme le poil. 
Le brouillard donne sa place au soleil 
et qui l'admire? 
dépouillé comme un arbre 
de toutes ses feuilles, de toute son ombre?
Ô souvenir! Ceux qui criaient.

[à peine défigurée]
Adieu tristesse
Bonjour tristesse
Tu es inscrite dans les lignes du plafond
Tu es inscrite dans les yeux que j'aime
Tu n'es pas tout à fait la misère
Car les lèvres les plus pauvres te dénoncent
Par un sourire
Bonjour tristesse
Amour des corps aimables
Puissance de l'amour
Dont l'amabilité surgit
Comme un monstre sans corps
Tête désappointée
Tristesse beau visage.