Torna o mia prima felicità!
La gioia abita le strane città,
Le nuove magie son scese sulla terra.
Città dei sogni insognati,
Costrutte da demoni con santa pazienza,
Voi, fedele, canterò!
Un dì sarò anch’io uomo di sasso,
Sposo vedovo sul sarcofago etrusco.
Quel giorno, materne, stringetemi
Nell’abbraccio vostro grande, di pietra.
Espoirs
Les astronomes poétisants sont bien joyeux.
La journée est radieuse la place pleine de soleil.
Sur la vérandah ils sont penchés.
Musique et amour. La dame trop belle
Je voudrais mourir pour ses yeux de velours.
Un peintre a peint une énorme cheminée rouge
Qu’un poète adore comme une divinité.
J’ai revu cette nuit de printemps et de cadavres
Le fleuve charriait des tombeaux qui ne sont plus.
Qui veut vivre encore? Les promesses sont plus belles.
On a hissé tant de drapeaux sur la gare
Pourvu que l’horloge ne s’arrête pas
Un ministre doit arriver.
Il est intelligent et doux il sourit
Il comprend tout et la nuit à la lueur d’une lampe fumante
Pendant que le guerrier de pierre dort sur la place obscure
Il écrit des lettres d’amour tristes et ardentes.
Mélancolie
Lourde d’amour et de chagrin
mon âme se traîne comme une chatte blessée
Beauté des longues cheminées rouges.
Fumée solide. Un train sife. Le mur.
Deux artichauts de fer me regardent.
J’avais un but. Le pavillon ne claque plus
Bonheur, bonheur, je te cherche
Un petit vieillard si doux chantait doucement
une chanson d’amour.
Le chant se perdit dans le bruit
de la foule et des machines
Et mes chants et mes larmes se perdront
aussi dans tes cercles horribles
ô éternité.
Petite gare, petite gare, quel bonheur je te dois. Tu regardes de tous les côtés, à droite, à gauche et par derrière aussi. Tes étendards claquent éperdument, pourquoi souffrir? Laissons passer, ne sommes-nous pas déjà assez nombreux? Traçons avec la blanche craie ou le noir charbon le bonheur et son énigme; l’énigme et son affirmation. Sous les portiques il y a des fenêtres; à chaque fenêtre un oeil nous regarde et derrière des voix nous appellent. C’est à nous qu’il vient, le bonheur de la gare, c’est de nous qu’il sort transfiguré. Petite gare, petite gare, tu es un jouet divin. Quel Zeus distrait t’a oublié sur cette place si carrée et si jaune, près de ce jet d’eau si limpide et si troublant? Tous tes petits drapeaux claquent à la fois sous le vertige du ciel lumineux. Derrière des murs la vie roule comme une catastrophe. Que t’importe à toi de tous cela?... Petite gare, petite gare, quel bonheur je te dois.
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